Psychologie ?

Définition de la psychologie

La psychologie est une discipline scientifique enseignée en université qui étudie la psyché (ensemble des mécanismes conscients et inconscients qui forment la personnalité d’un individu). Elle étudie le rapport de l’individu face à ses semblables et son environnement, au travers de quatre angles principaux et complémentaires : l’angle clinique, l’angle social, l’angle du Développement et l’angle cognitif. Le programme s’enrichit par l’ouverture vers d’autres disciplines telles que l’ethnologie, la sociologie, ou bien encore la philosophie. Il y a aussi des options complémentaires et obligatoires que sont les statistiques, l’anglais et la biologie.

La lecture des grands auteurs ayant formé la psychologie est fortement conseillée pour comprendre l’essence de l’enseignement (Freud, Piaget, Lacan, Winnicott, Wallon, entres autres). Toutefois, l’enseignement tant à se diversifier en fonction des universités et certains auteurs sont plus valorisés que d’autres.

La littérature et l’art sont considérés comme des déversoirs à névrose, la création et le spirituel n’étant pas au cœur des thématiques étudiées. La discipline tient à être le plus scientifique possible et ne peut donc se permettre des ouvertures qui seraient certes très pertinente, mais qui donneraient en retour à ses détracteurs des armes supplémentaires.

Les enseignants-chercheurs, maîtres de conférences ou doctorants qui l’enseignent, ont pour principale mission sa sauvegarde et sa légitimation. En effet, acculé par bien des sciences « dures » pour son absence de résultats tangibles, elle a alors tendance à avoir un recours parfois excessif aux statistiques et aux neurosciences pour justifier ses résultats. Malgré ces avancées, les biais étant nombreux car le sujet délicat, elle peine à trouver sa place, passant en un battement de cil d’explication du monde à gourou.

Différentes formations pour différents types de psychologues :

Le métier de psychologue s’exerce après une formation universitaire de type master II basées sur une des quatre branches principales, ou sur une sous-branche, qui sont :  

  • Psychologue clinicien : étudie l’individu dans sa psyché individuelle, ses psychoses et ses névroses ; axé sur les techniques thérapeutiques cognitivo-comportementales courtes, qui se proposent de régler un trouble en peu de temps (environs 6 mois).
  • Psychologue clinicien psychanalytique : axé sur les techniques de psychanalyse : transfert, rêves, associations libres, sur les premières expériences fondatrices dans l’enfances. La cure par la parole permet de remonter aux origines d’un trouble pour pouvoir le soigner.
  • Psychologue social : étudie l’individu en groupe : les règles sociales : préjugés, stéréotypes, consommation, agro-alimentaire, formation de l’identité… cherche à expliquer et comprendre les mécanismes qui entrent en jeu lors d’un choix comportemental de l’individu face à la société.
  • Psychologue du développement de l’enfant : étudie les différents stades du développement psychique de l’enfant et de l’apprentissage (davantage fait pour repérer les retards mentaux).
  • Psychologue cognitiviste : étudie les processus mentaux à l’âge adulte : la créativité, l’apprentissage, la mémoire, l’intelligence… cherche à comprendre comment ces derniers fonctionnent, comment les améliorer, et comment détecter une anomalie.
  • Psychologue neuroscience : s’appuie sur la biologie via son étude des systèmes nerveux et endocriniens pour établir un lien avec le psycho-moteur, principalement pour mieux comprendre et traiter les maladies neuro-dégénératives ou bien l’autisme.
  • Psychologue du Travail : très souvent en entreprise, au service des ressources humaines : repense les relations au travail, les méthodes de recrutement et le bien-être au travail.
  • Psychologue du travail/Ergonome : adapte le poste de travail au travailleur et non le travailleur au poste de travail.
  • Psychologue de l’orientation : à l’aide de différents outils, cherche à trouver une adéquation entre le tempérament de l’individu et un emploi en fonction du marché du travail.

La mission principale d’un psychologue est de diagnostiquer. Il travaille le plus souvent pour des institutions afin d’apporter son expertise et aider à une prise de décision plus juste et adaptée. Il se doit de respecter un code déontologique : https://www.aepu.fr/index.php/la-deontologie/18-le-code-de-deontologie

Le psychologue clinicien s’appuie sur le DSM V, qui pourrait se rapprocher dans sa définition du VIDAL. Il permet de diagnostiquer les pathologies mentales rencontrées, il est mis à jour régulièrement en fonction des évolution sociétales et de la recherche scientifique.

Si un psychologue clinicien souhaite exercer en tant que soignant thérapeutique, il lui faudra impérativement avoir obtenu un diplôme universitaire d’une technique particulière dont il aura une connaissance académique.

Autres cursus de formation en psychologie

L’université forme, mais d’autres écoles aussi, avec chacune leurs particularités.

  • Psychanalyste : il peut avoir un master II en psychologie clinique orientation psychanalytique. Toutefois, il est préférable d’avoir fait une école de Psychanalyse, en fonction de la tradition dans laquelle il s’inscrit. Ici par exemple des écoles en fonction des trois grandes traditions : Freudienne : https://epsf.fr/ Lacanienne : http://ecole-lacanienne.net/ ; Jungienne : https://cgjungfrance.com/accueil/devenir-psychanalyste-jungien/ donnant aussi un grade de master II, mais dont la richesse des connaissances est incomparable. De plus, il faut impérativement avoir suivi une analyse psychanalytique pendant au minimum 8 ans.
  • Psychopraticien : se forme par une école (https://www.psycho-prat.fr/) pendant 5 ans, et obtient un grade de master II. Le cursus est beaucoup plus soutenu que l’universitaire et conduit directement à exercer en tant que thérapeute. Il sera ensuite un référent pour les élèves tout au long de sa carrière, cela lui permettant de se tenir informer des avancées du métier.  
  • Psychiatre : est un médecin qui a étudié la médecine pendant 8 ans et qui se spécialise en dernière année de médecine par un cursus de psychologie. Il est le seul à être habilité à délivrer des médicaments. 

Élargir ses connaissances psychologiques

La psychologie fait face ces dernières années à un engouement dû au dogme du développement personnel. Ce dernier visant en définitive à un renforcement de l’égo, il est donc parfois question de nuance et de fausse route quand il se propose en remplacement du développement spirituel, qui vise quant à lui à un abaissement de l’égo.  

Il est possible, comme je l’ai fait, d’étudier la discipline de la psychologie sans forcément finir psychologue. Cela permet l’acquisition d’une grille de lecture pour comprendre le monde, puis sur des bases solides, se constituer son propre point de vue, et reconnaître la valeur des auteurs sur lesquelles s’appuyer avec raison, comme je le fais avec Jung. Cela permet également de distinguer le marasme du développement personnel, et celui de la psychologie de comptoir.

Développer des qualités d’écoute et de compréhension est toujours utile pour tout rapport humain. Ces qualités, qui de priment abord ont une polarité féminine, sont souvent complémentaires dans des milieux qui de prime abord s’orientent plus vers polarités masculines.

3 réponses sur “Psychologie ?”

  1. Bonjour Barbara
    Merci pour cet excellent vademecum
    Et pour votre adorable illustration d’entête 🙂
    « La littérature et l’art sont considérés comme des déversoirs à névrose »… et bien je garde précieusement mes névroses alors :-)))
    Bien à vous
    Akhenata

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    1. Bonjour Akhenata,
      L’intensité des mots employés attirent l’attention sur le rapport à l’art par les psychologues, qui est un jugement sur le psychique individuel aux antipodes de l’art pour ses dimensions de création avec des références, des contextes historiques qui forment une part de l’histoire Humaine. Il ne faut pas confondre individu et oeuvre d’art transcendantale. La psychologie n’est pas là pour le mystère, son rôle est d’être le rempart à l’aliénation dont nous sommes vite sujet dans une société valorisant toujours plus la performance et le profit ! J’encourage à justement garder précieusement et cultiver le mystère, et à affiner son goût par la littérature et l’art, qui dans leur dimension de création ne sont pas des déversoirs à névrose mais une action de sens vers le transcendantal.

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